Château de Prades

Construit sur un éperon rocheux au dessus du Tarn, ce château du XIIIe siècle (début XIIIe, fin du XIIe pour d'autres), est parfois décrit comme protecteur de l'abbaye de Ste Enimie et son rôle est aussi expliqué par la protection de l'accès aux gorges. Ce château est situé dans le site classé des gorges du Tarn, dans une position stratégique de contrôle des gorges. Il a été acquis en 1972 par le propriétaire actuel à la caisse des dépôts et consignations qui avait restauré ou reconstruits l'essentiel des parties supérieures et des toitures.


L’étude historique et archéologique entreprise par le propriétaire a mis en valeur la richesse de son histoire en liaison avec le puissant monastère de Sainte Enimie de fondation royale, avec les évêques et avec Urbain V. La présence des armes d’Urbain V sur la cheminée (aujourd’hui bûchées mais attestée par des écrits) témoigne de sa reconstruction à ce moment là.C’est sans doute à la même époque que fut offerte au prieur la précieuse Croix de Prades .

Au milieu du XVe, l’abbé du monastère abbatial de Sainte Enimie, seigneur de Prades, administrateur de Julien de la Rovere, futur pape Jules II, vint résider à Prades. Lors des guerres de religion, le château de Prades résiste aux assauts du capitaine Merle mais doit être réaménagé.


Vendu comme bien national, transformé en exploitation agricole, abandonné de 1950 à 60 puis restauré par la caisse des dépôts et consignations comme maison de vacances, le château est aujourd’hui redevenu une résidence privée. Ce château, témoin de l’histoire du Gévaudan, est le seul qui subsiste au sein du site naturel spectaculaire des gorges du Tarn.